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8 astuces pour aider votre enfant à faire face à l’angoisse de séparation


L’angoisse de la séparation est une étape de développement chez le tout-petit qui se situe aux alentours des 8 mois.

Avez-vous une idée de ce qu’il se passe dans la tête de votre enfant ?

Eh bien, lors de cette période, il comprend qu’il est une personne à part entière. En fait, il prend pleinement conscience de sa dépendance à l’adulte, car jusque-là, il ne se distinguait pas de sa figure d’attachement primaire, qui est généralement la maman.

Toutes ces raisons expliquent pourquoi un bébé est plus sensible à la séparation à cet âge-là.

Comment faire face à l’angoisse de séparation ?

Avant de démarrer, sachez que l’angoisse de séparation est assez facile à repérer. 

Le signe le plus évocateur est lorsque votre nourrisson se met à pleurer lorsqu’il ne vous voit plus ou lorsque vous le laisser seul avec une personne qu’il connaît peu. 

Dans cet article, je vous partage 8 astuces sur comment réagir face à l’angoisse du 8 ème mois. Alors, lisez bien jusqu’à la fin pour découvrir ces 8 clés essentielles.

1. Anticiper les moments de séparation

Quand vous êtes encore au prêt de votre bébé, préparez-le tout doucement à cette période. Quelle que soit la raison de la séparation, il est important de l’habituer.

Par exemple, vous pouvez créer des situations de brèves séparations au fur et à mesure :

  • Commencer d’abord par quitter la pièce en sifflant. De cette manière, il saura que vous êtes juste à côté, puis revenez quelques minutes plus tard. 
  • Ensuite, vous pouvez envisager des séparations de 15 – 20 minutes. 

2. Éviter de sortir en douce

Lorsque vous quittez la maison, (même si c’est juste pour faire une petite course), prévenez toujours votre enfant à l’avance. 

C’est important pour qu’il se construise sur des bases solides et développe des liens d’attachements sécures avec vous. 

Car si vous ne lui dîtes pas au revoir, cela risque d’accentuer la peur de l’abandon…

3. Jouer à coucou – caché 

Tous les jeux de coucou et de cachette aident votre enfant à prendre conscience que les objets, comme les personnes, ne disparaissent pas !

Vous pouvez commencer par cacher des nounours avant d’envisager un cache-cache avec lui. 

En multipliant ces expériences, cela l’aidera à mieux supporter les périodes de séparations plus tard. 

4. Augmenter les temps des séparations progressivement.

Vous reprenez le travail dans quelques semaines ?

À ce moment-là, c’est possible de passer un peu de temps avec bébé et la personne qui va le garder en augmentant ce temps progressivement. 

L’idée est que bébé apprenne à faire connaissance avec cette personne. Ainsi, il  se sentira en confiance et rassuré avec elle avant même que vous n’ayez repris le travail. 

5. Avoir une attitude positive.

Savez-vous que votre bébé va ressentir aussi vos émotions ? 

Alors même si la séparation est difficile pour vous aussi, essayez toujours d’avoir une attitude positive et de lui accorder un temps de séparation de qualité. C’est aussi important de lui parler du moment des retrouvailles. 

6. Laisser un objet transitionnel 

En laissant un lange avec votre odeur ou un doudou de la maison, cela va être rassurant pour votre bébé. 

L’objet transitionnel a pour but de faire le lien avec la maison et de remplacer la mère absente. 

Cela lui apporte un sentiment de sécurité et de réconfort.

Un dernier conseil, certaines crèches affichent aussi les photos des parents, ce qui peut être une alternative de plus pour rassurer votre enfant. 

7. Instaurer des petits rituels.

Créer une routine à la maison peut aussi être très bénéfique pour aider votre enfant à accepter la séparation. 

Ainsi, cela va créer un cadre pour lui et il saura à l’avance ce qui l’attend. De cette manière, vous limitez ses craintes et ses angoisses liées à la séparation. Et pour vous, ça sera également plus facile d’aborder ces moments avec sérénité. 

8. Laisser faire le temps

Enfin, sachez que le temps est votre meilleur allié. Il y aura certainement des jours ou la séparation sera plus difficile que d’autres. 

Mais, gardez en tête qu’il s’agit d’une étape de développement tout à fait normale chez l’enfant et que cette période peut perdurer jusqu’à l’âge de 1 an et demi à 2 ans.

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